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Tourraine eco le mag - article 01/2009
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PUBLITICKET
Dans les années 90, Yves Ollier partait pour l'Australie. Un voyage riche à plus d'un titre puisqu'il allait revenir en France avec un concept totalement novateur, le ticket de caisse comme support de communication.

Le ticket gagnant

Regardez bien vos tickets de caisse Monoprix, Intermarché ou encore Mac Donald France. Au lieu d'être tristement blanc, leur verso fait apparaître des offres promotionnelles d'annonceurs locaux, qui intéressent directement le chaland. Astucieux! A la fin des années 90, Yves Ollier lance ce concept novateur de publicité sous forme de couponing. Son nom, Publi Ticket. Au fil des années, l'entrepreneur structure le concept, qui s'articule autour d'un travail en étroite collaboration avec le franchisé. Ainsi, l'enseigne référence un certain nombre d'enseignes au niveau national, telles Monoprix, Leclerc, Système U, Intermarché ou Mac Donald France (d'autres référencements étant aujourd'hui négociés auprès des distributeurs au niveau des directeurs régionaux). Il appartient ensuite au franchisé (qui disposera d'un dossier complet sur le référencé) de se rendre chez le distributeur de sa zone géographique pour négocier avec lui la mise en place du système de couponing. La zone d'exclusivité équivalant généralement à un département. Parallèlement, le franchisé démarche les annonceurs potentiels locaux pour les convaincre de figurer sur ces fameux tickets de caisse. Compter quinze jours au démarrage de l'activité pour entrer les premières commandes.Les  annonces devant être validées avec bon à tirer le 10 du mois pour une livraison en supermarché des rouleaux de caisse le 1er du mois suivant. Le franchiseur seconde véritablement ses équipes en mettant à disposition, pour chaque secteur et annonceur déjà démarchés, les fiches techniques de chacun et les argumentaires à développer (téléchargeables via l'Intranet). «Même si le franchisé dispose de tous les éléments techniques et d'une parfaite connaissance de l'annonceur potentiel, c'est avant tout sa qualité de commercial qui fera la différence», explique Yves Ollier, qui se montre par ailleurs très regardant sur le démarchage de ses franchisés. Pas question d'adopter une politique agressive, l'objectif est avant tout de fidéliser les annonceurs. Et là aussi, l'entrepreneur a su développer les outils en adéquation avec son objectif : affichage, publipostage, les suivis de campagne sont pris très au sérieux. On pourra s'étonner du faible droit d'entrée, 5.000 €, et de l'absence d'apport personnel ou d'investissement initial. «Je recherche avant tout des commerciaux très motivés qui soient dans le même état d'esprit que nous. Mon but n'est pas de faire de l'argent 'à tout prix», explique Yves Ollier. Effectivement, le jeune franchisé se voit épaulé dans la gestion de sa trésorerie au démarrage. Par la suite, le franchisé dispose tout au long du contrat d'un lien privilégié avec son franchiseur via le site Internet www.publiticket.fr. Renseignement sur les distributeurs et les annonceurs déjà démarchés, téléchargements des coupons pour les bons à tirer, suivi des statistiques et planning de chaque franchisé via un accès personnalisé et sécurisé, échange rapide d'informations, le franchisé doit à tout moment pouvoir accéder aux informations utiles à son travail. Résultat, le nouveau franchisé arrive généralement à se payer dans les 2 mois de son démarrage. Aujourd'hui, ils sont 43 franchisés à avoir été séduits par le concept et les méthodes de travail d'Yves Ollier. Pour les années à venir, l'entrepreneur recherche certes de nouveaux franchisés (une quinzaine pour 2005) pour couvrir toute la France, mais réfléchit aussi au développement des franchises existantes (le franchisé pouvant par exemple constituer sa propre équipe de commerciaux). L'international n'est pas en reste: l'Afrique se montre très intéressée, notamment le Gabon et le Maroc, la Belgique et l'Espagne aussi. Dans l'idéal, le franchiseur préférerait pour ces pays un développement sous forme de master-franchise, qui permettrait notamment de gérer la PAO sur place. Avis aux intéressés.

 

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